Repenser les langues, les littératures et les arts face aux mutations sociales

GNESSOTE Dago Michel (Université FHB – Côte d’Ivoire) & EKRA Gnankon Christophe-Richard, (Université FHB – Côte d’Ivoire)

Akofena, spécial n°7, Vol.1 Décembre 2021 [à télécharger]

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Éditorial du numéro

Akofena spécial n°7, Vol.1 est le fruit d’un appel à contribution lancé en juillet 2021. Le thème central est une invitation à la réflexion sur les langues maternelles, les littératures et les arts pour faire face aux mutations sociales. Pour une lecture aisée des contributions retenues, trois sections ont été retenues :

Grammaire linguistique – sémantisme
Sociolinguistique – didactique – pédagogie
Analyse du discours – psycholinguistique

Sous la section grammaire linguistique – sémantisme, Bassirou KHOUMA dans « Variation diachronique complexe des formes du présent de l’indicatif du français » tente de rendre compte de l’évolution morphologique du présent de l’indicatif depuis le latin jusqu’au français moderne. Dès lors, sa quête de curiosité pousse ce Chercheur à s’interroger sur les raisons réelles de l’écart morphologique du présent de l’indicatif entre le latin et le français moderne. En effet, il appert que les désinences se sont peu ou prou conservées avec modification de sons, mais de nombreux bouleversements ont été notés au niveau de l’unité des radicaux. Toujours dans le même axe d’étude, Julien K. GBAGUIDI, Hounwénou Hubert DJOGUE & Noé Kpatagnon DOTOU HOUNDOKPA dans « Analyse sémiotique des attraits touristiques du site de la 2èmerésistance de Kaba à Kouandé au Bénin » font l’analyse sémiotique des attraits touristiques de ce site. Pour y parvenir, ils soulèvent les questions suivantes : quels sont les éléments significatifs présents sur ce site lui donnant une valeur touristique ? Comment faire pour mettre en valeur ce site ?

La présente section compte six (06) contributions. De façon formelle, l’article de Elie YEBOU qui met un point d’honneur sur l’analyse des chansons aussi bien sur le plan social que linguistique, vise à montrer la valeur de la chanson et le sens qu’elle véhicule dans la communauté ajatado prenant en compte le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria sans oublier ses différentes fonctions dans la société. A l’issue l’article, l’on comprend que les chansons africaines et surtout celles de l’aire culturelle ajatado regorgent de valeurs. Pour cette raison, l’on devrait identifier les leçons que véhiculent les chansons africaines ; distinguer le type de discours tenus à travers les chansons ; connaître les fonctions de la chanson dans la société et pouvoir les utiliser à des fins utiles ; savoir que les signes linguistiques assument des fonctions dans le discours ; reconnaître  les marques de la solitude à travers les chansons funéraires dans notre aire culturelle. Contrairement à E. YEBOU, la publication de Emmanuel Kunde WAMPAH s’intéresse aux erreurs dans la production écrite des étudiants de FLE à l’université du Ghana. À travers « Le Tafal-djéguélé : une pratique et expression culturelle à l’épreuve des mutations sociales », Kassoum Batjeni SORO propose des solutions visant à sauvegarder son patrimoine musical. Il part de l’hypothèse selon laquelle le répertoire du tafal-djéguélé véhicule des valeurs essentielles pour l’équilibre et l’harmonie de la société sénoufo qu’il faut protéger de la disparition et de l’oubli. Kouakou Patrice BEHIBRO s’intéresse à la fréquence, aux fonctions de l’alternance codique chez l’enseignant d’espagnol en classe de quatrième (débutants) et aux activités pédagogiques au cours desquelles apparaît ce phénomène de contact de langue. Pour atteindre son objectif, il structure son analyse en trois parties. La contribution de Nayondjoa KONLANI, c’est-à-dire « Épuisement des réserves et conflits fonciers inter-collectivités dans l’ouest de la région des savanes au Nord-Togom décrit l’épuisement des ressources foncières et analyse les conflits fonciers qui opposent les collectivités dans l’Ouest de la Région des Savanes. La méthodologie adoptée repose sur l’observation participante, la recherche documentaire et les entretiens. Les résultats révèlent de nombreuses disputes socio-foncières qui opposent les lignages, les villages et les cantons. Les collectivités contestent entre elles, les droits de paternité sur les terres dans 74% des cas alors que 26% des querelles foncières sont dus aux remises en cause des limites des propriétés collectives.  La section deux est clôturée par Olivier MANGAPI KINZE, León MBADU KHONDE & Maurice TINGU YABA NZOLAMESO. La préoccupation majeure soulevée par ces derniers consiste à vérifier les types d’aptitudes sollicitées par la filière enseignante.

Les études sur la langue française la présente souvent dans des situations où elle est en contact avec les langues africaines. Elle co-apparait avec les langues africaines dans les discours romanesques. Cette co-apparition n’est pas sans conséquences pour les deux langues en contact. Certains linguistes, surtout les sociolinguistes et les didacticiens, parlent d’insécurité linguistique, déclare Adama YÉO. Par ailleurs, le combat pour la valorisation de la femme demeure un sujet passionnant dans les romans africains. À travers « La condition féminine et l’homosexualité dans Une femme de trop d’Issoufi Dicko et Ah ! Nos maris, ces grands inconnus ! de Dafiatou Ba », Amadou Zan TRAORÉ, Famakan KEITA & Nassoum Yacine TRAORÉanalysent le mariage et ses arcanes, l’inversion sexuelle et ses réceptions. La problématique de l’étude met en exergue l’apprentissage efficient du féminisme et l’inversion sexuelle de la fiction romanesque au quotidien. Loin des combats pour la gent féminine, l’analyse d’Azzedine MALEK se propose d’examiner, des segments de discours collationnés à partir des différents entretiens périodiques accordés aux médias nationaux et internationaux ainsi que des allocutions du président lors des travaux réunissant le gouvernement et les walis. Contrairement à ses prédécesseurs, l’article de Doumpa MIAN-ASMBAYE & Dionnodji TCHAINE vise à mettre en évidence les expériences et points de vue de certains auteurs sur l’apprentissage implicite du langage humain. Selon ce dernier, l’apprentissage implicite est une procédure fondamentale. À travers « La parole du diable : postulation de la totalité contre son interdit », comme l’affirme Jean Robert RAKOTOMALALA, l’objectif visé n’est pas de faire une exégèse de la Bible mais, au contraire, en passant par elle de montrer que la sui-référentialité définitoire de la pragmatique revient à dire que dans le langage, il n’y a que du langage. Dans la même de l’analyse du discours, nous avons les contributions de Rodrigue BOULINGUI ; Samedi KOYE, Emmanuel KALPET & Robert MAMADI ; Serge Simplice NSANA ; Sihame KHARROUBI & Cherifa ZIDOURI.

SECTION: GRAMMAIRE LINGUISTIQUE – SÉMANTISME
01-Bassirou KHOUMA

02-Julien K. GBAGUIDI, Hounwénou Hubert DJOGUE & Noé Kpatagnon DOTOU HOUNDOKPA

SECTION: SOCIOLINGUISTIQUE – DIDACTIQUE - PÉDAGOGIE
03-Elie YEBOU
04-Emmanuel Kunde WAMPAH
05-Kassoum Batjeni SORO
06-Kouakou Patrice BEHIBRO

07-Nayondjoa KONLANI

08-Olivier MANGAPI KINZE, León MBADU KHONDE & Maurice TINGU YABA NZOLAMESO
SECTION:ANALYSE DU DISCOURS – PSYCHOLINGUISTIQUE
09-Adama YÉO
10-Amadou Zan TRAORÉ, Famakan KEITA & Nassoum Yacine TRAORÉ
11-Azzedine MALEK
12-Doumpa MIAN-ASMBAYE & Dionnodji TCHAINE
13-Jean Robert RAKOTOMALALA
14-Rodrigue BOULINGUI
15-Samedi KOYE, Emmanuel KALPET & Robert MAMADI
16-Serge Simplice NSANA
17-Sihame KHARROUBI & Cherifa ZIDOURI
Mise en ligne 20 novembre 2021