Contenu du Spécial n°6, Vol.1 Juin 2021 [à télécharger]
Couverture/ Sommaire [à télécharger]
Amoikon Dyhie ASSANVO
Jean-Claude DODO
Allou Serge Yannick ALLOU
Assouan Pierre ANDREDOU
Le présent volume est la continuité de Akofena, spécial n°6, volume 1. Ainsi tout comme ce dernier, nous avons quatre sections suivants les thématiques des contributeurs. À cet effet, sous l’axe de recherche linguistique africaine, la contribution de Mamadou FOFANA permet de se faire une idée du comportement morphologique et morphophonologique de certains emprunts au niveau du lexique koyaga. Tout comme FOFANA, les productions de Yoma TAKOUGNADI, et de Zinsou HOUNZANGBE sont axées sur la syntaxe. À titre illustratif, l’étude TAKOUGNADI cherche à décrire les constructions possessives dans cette langue gur et à identifier la nature des relations sémantiques qui se dégagent à travers les diverses structures syntaxiques consacrées à la possession en bago. Contrairement à ces chercheurs, Paul Hounsa AIKPO pose le problème de l’évocation des panégyriques claniques à Abomey. Entendons par panégyriques, les paroles imagées et métaphoriques qui retracent l’origine, l’exploit des personnages du clan, tout en véhiculant des pensées de reconstruction dans les collectivités et clans. Ils peuvent véhiculer la sagesse que possèdent tous les clans et conditionnent les interdits et obstacles auxquels peuvent confronter les porteurs du panégyrique.
La seconde section alphabétisation, multilinguisme et plurilinguisme, Festus A. SOYOYE, Tajudeen A. OSUNNIRAN & Clement A. ADEJARE nous instruisent sur les difficultés de l’éclosion d’une langue matinale consensuelle en Côte d’Ivoire, d’où l’importance accordée à la langue française. Vu l’indécision des décideurs et de rôle que joue le français, Lou Claudine DRI pense que l’alphabétisation des adultes devra utiliser ladite langue comme médium. Effet, le français contribue à l’acquisition de compétences, de savoirs essentiels et à la socialisation des apprenants. Abondant un autre aspect de la section alphabétisation, multilinguisme et plurilinguisme, l’article de Jonas Kwabla FIADZAWOO, Frank ATTATI & Bernard Atsu ATTATI indexe l’une des difficultés que rencontrent des étudiants en FLE au Ghana dans la prononciation des mots français. Ainsi, l’étude essaie de trouver les sources de cette difficulté afin d’y remédier. Pour terminer, la contribution de Mexcent ZUE ELIBIYO évalue l’impact sociolinguistique de la langue fang dans développement du parler tolibangando au Gabon.
La section littérature africaine, occidentale, orientale et malgache s’enrichit de six (06) articles d’analyse du discours. Il s’agit entre autres, Lahouassa MUSTAPHA, Pierre Olivier EMOUCK, Robert MAMADI, Kouago ABDOULAYE & Bichara Taoussi TAOUKAMLA, Rosin Francis Emerson LOEMBA, Souhila Fatima Zohra BRAHIMI & Latifa SARI MOHAMED, Yves-Abel FEZE & Sadrack KOLLO ELOCK. À l’inverse de ses paires, Yacouba KONÉ montre que, par l’insertion des procédés artistiques, d’une part, l’écrivain français délivre ses personnages de leur condition existentielle angoissante et, d’autre part, il interpelle l’humanisme de ses contemporains sur la disparité des conditions humaines. Aussi utilise-t-il ce procédé pour atteindre le cœur des hommes afin d’aider les communautés humaines à s’affranchir des conditions défavorables à leur liberté, à leur épanouissement. Ce faisant, l’on assiste à un changement de paradigme littéraire autorisant las auteurs à s’approprier les structures exogènes et favoriser des échanges esthétiques divers.
Dans l’avant dernière section, Aboubakar OUATTARA se pose la question de savoir si les organisations relevant de la sphère religieuse ivoirienne sont-elles considérées comme des entreprises ? Tout comme OUATTARA, Benjamin EYOUNGA se demande quel rapport peut-on établir entre la civilisation négropharaonique antique et les religions qui pullulent en Afrique aujourd’hui ? Quel est l’enjeu pour les africains de maitriser les sources égyptiennes de ces religions ? En effet, selon le concerné, mise à part l’idéologie purement falsificationniste de l’histoire, il existerait, selon les égyptologues, un lien de parenté logiquement démontrable entre la civilisation négropharaonique et les religions révélées, comme l’attestent si bien les travaux d’Hérodote, de Benoit de Maillet, de Constantin François Volney et de Cheikh Anta Diop. Nous notons avec Amadou Zan TRAORÉ, Famakan KEITA & Cheick Oumar Toutou DIARRA que les sociétés traditionnelles Ouest-Africaines sont façonnées en général par des activités et des pratiques socioculturelles séculaires. Parmi celles-ci, on peut citer les initiations dont le mariage, au Bèlèdougou, en est une partie intégrante. Le mariage traditionnel bamanan (Fura) est une institution sociale. Par ailleurs, Cyrille Ulrich SANLE, Soumaila KONE & Ballo Jean YAO analysent les indicateurs socioéconomiques de la pauvreté dans la ville de Bouaké. En effet, le problème de la pauvreté est une priorité pour les gouvernements. C’est pourquoi diverses initiatives à l’échelle mondiale, africaine et nationale ont été prises pour tenter de remédier à ce fléau. Dans la même veine d’aménagement linguistique, l’article d’Issaka DAHANI & Georges COMPAORÉ vise à appréhender le problème de l’aménagement de la commune périurbaine de Koubri lié à la superposition des territoires administratif et coutumier. Pour y parvenir, ils se posent plusieurs questions. Notamment, quelle est la logique de l’organisation de l’espace de Koubri ? Quel est le système foncier qui y prévaut ? Quel est le mode de gestion de ces territoires ? Quels sont les impacts de cet aménagement ? Quelle est la dynamique actuelle ? Guy RAZAMANY & Lalao Soa Adonis TSIARIFY s’intéressent à la parenté à plaisanterie ou le ziva entre les Makoa et les Tsimihety à travers les aliments. En effet, celle-ci est considérée comme un refoulement d’un mythe dans le but de rechercher l’harmonie sociale entre les deux groupes. Contrairement aux auteurs cités plus haut, Elie Stelle MOUSSODJI s’intéresse à l’engagement des rappeurs dans la crise sociopolitique que traverses le Gabon depuis trois (03) ans. Pour Haoua Adji OUMAR, le msәr est une langue en danger de mort qui doit être aidé en mettant en place des critères. Pour terminer, selon de Joseph-Marie NGUEMA ANGO l’implication collective de la famille et l’école, à travers les rôles respectivement actifs des parents et des enseignants dans la scolarité des enfants impacte forcément les performances scolaires de ces derniers. Mais pour atteindre ce noble objectif, une véritable stratégie d’échanges d’informations et de communications entre acteurs de l’éducation s’impose.
Dans la dernière section discours politique, analyse du discours et grammaire, Nshindi-Germain MULAMBA réexamine le problème du sens des noms propres par une étude des anthroponymes écologiques (zoonymes et dendronymes) en ciluba, l’une de quatre langues nationales de la République Démocratique du Congo. Pour sa part, Oumar DIA met en exergue la structuration d’un champ sémantique à travers ses étapes de constitution et de description. En outre, ce dernier s’interroge, face à la complexité de la notion, quels procédés faudra-t-il mettre en œuvre pour constituer et décrire des champs sémantiques ? Les recherches effectuées par Sayouba OUEDRAOGO s’est proposé de décrire les caractéristiques du discours graffiti dans ses aspects morphosyntaxique, lexico-sémantique, phonétique et orthographique. L’étude met également en lumière les procédés de création lexicale mis en œuvre par les auteurs des graffiti dans les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire de la ville de Ouagadougou. L’analyse du contenu du discours graffiti a révélé l’existence d’une variété de français jugée non-standard en milieu scolaire au Burkina Faso. Nous bouclons la section avec la contribution de Réal MONDJO LOUNDOU. En effet, ce chercheur se propose de montrer comment l’écrivain francophone s’approprie-t-il la langue française au point d’en ressortir centaines particularités du français, tel qu’il est parlé au sein de plusieurs grandes villes et métropoles d’Afrique francophone, à l’instar de Yaoundé au Cameroun. Tout cela, à travers l’usage chez Patrice Nganang d’un pidgin (camfranglais) qui semble certifier de la présence des interférences linguistiques. La contribution analyse également les spécificités du français tel qu’il est employé par certains africains issus de l’immigration et demeurant en Occident, à l’exemple de la France.
This volume is a continuation of Akofena, Special No. 6, Volume 1. Thus, like the latter, we have four sections following the contributors’ themes. To this end, under the axis of African linguistic research, Mamadou FOFANA’s contribution gives an idea of the morphological and morphophonological behaviour of certain borrowings in the Koyaga lexicon. Like FOFANA, the productions of Yoma TAKOUGNADI and Zinsou HOUNZANGBE focus on syntax. As an illustration, TAKOUGNADI’s study seeks to describe possessive constructions in this Gur language and to identify the nature of the semantic relations that emerge through the various syntactic structures devoted to possession in Bago. Contrary to these researchers, Paul Hounsa AIKPO poses the problem of the evocation of clan panegyrics in Abomey. By panegyrics, we mean the imagined and metaphorical words that retrace the origin and the feat of the clan’s characters, while conveying thoughts of reconstruction in the communities and clans. They can convey the wisdom that all clans possess and condition the prohibitions and obstacles that the bearers of the panegyric may face.
The second section on literacy, multilingualism and plurilingualism, Festus A. SOYOYE, Tajudeen A. OSUNNIRAN & Clement A. ADEJARE tell us about the difficulties of creating a consensual morning language in Côte d’Ivoire, hence the importance given to the French language. Given the indecision of decision-makers and the role played by French, Lou Claudine DRI believes that adult literacy should use the said language as a medium. Indeed, French contributes to the acquisition of skills, essential knowledge and socialisation of learners. In another aspect of the section on literacy, multilingualism and plurilingualism, the article by Jonas Kwabla FIADZAWOO, Frank ATTATI & Bernard Atsu ATTATI indexes one of the difficulties encountered by FLE students in Ghana in pronouncing French words. Thus, the study tries to find the sources of this difficulty in order to remedy it. Finally, the contribution of Mexcent ZUE ELIBIYO evaluates the sociolinguistic impact of the Fang language in the development of the Tlibangando language in Gabon.
The African, Western, Oriental and Malagasy literature section is enriched with six (06) articles of discourse analysis. These include Lahouassa MUSTAPHA, Pierre Olivier EMOUCK, Robert MAMADI, Kouago ABDOULAYE & Bichara Taoussi TAOUKAMLA, Rosin Francis Emerson LOEMBA, Souhila Fatima Zohra BRAHIMI & Latifa SARI MOHAMED, Yves-Abel FEZE & Sadrack KOLLO ELOCK. Unlike his peers, Yacouba KONÉ shows that, through the insertion of artistic processes, the French writer on the one hand frees his characters from their distressing existential condition and, on the other hand, he challenges the humanism of his contemporaries on the disparity of human conditions. He also uses this process to reach the hearts of men in order to help human communities to free themselves from conditions that are unfavourable to their freedom and development. In so doing, we witness a literary paradigm shift that allows authors to appropriate exogenous structures and to promote diverse aesthetic exchanges.
In the penultimate section, Aboubakar OUATTARA asks whether organisations in the Ivorian religious sphere are considered to be businesses? Like OUATTARA, Benjamin EYOUNGA wonders what relationship can be established between the ancient Negropharonic civilisation and the religions that abound in Africa today? What is at stake for Africans to master the Egyptian sources of these religions? In fact, according to the person concerned, apart from the purely falsificationist ideology of history, there is, according to Egyptologists, a logically demonstrable link between the Negro-Paravonic civilisation and the revealed religions, as the works of Herodotus, Benoit de Maillet, Constantin François Volney and Cheikh Anta Diop attest. We note with Amadou Zan TRAORÉ, Famakan KEITA & Cheick Oumar Toutou DIARRA that traditional West African societies are generally shaped by secular socio-cultural activities and practices. Among these, we can cite initiations, of which marriage, in Bèlèdougou, is an integral part. The traditional Bamanan marriage (Fura) is a social institution. In addition, Cyrille Ulrich SANLE, Soumaila KONE & Ballo Jean YAO analyse the socio-economic indicators of poverty in the city of Bouaké. Indeed, the problem of poverty is a priority for governments. This is why various initiatives at the global, African and national levels have been taken to try to remedy this scourge. In the same vein of linguistic planning, the article by Issaka DAHANI & Georges COMPAORÉ aims to understand the problem of planning in the peri-urban commune of Koubri, which is linked to the superposition of administrative and customary territories. To achieve this, they ask themselves several questions. In particular, what is the logic of the organisation of the Koubri area? What is the prevailing land tenure system? What is the mode of management of these territories? What are the impacts of this development? What are the current dynamics? Guy RAZAMANY & Lalao Soa Adonis TSIARIFY are interested in the joking relationship or ziva between the Makoa and Tsimihety through food. Indeed, this is seen as a repression of a myth in order to seek social harmony between the two groups. Unlike the authors mentioned above, Elie Stelle Moussodji is interested in the involvement of rappers in the socio-political crisis that Gabon has been going through for the past three years. For Haoua Adji OUMAR, the msәr is a language in danger of dying that must be helped by putting in place criteria. Finally, according to Joseph-Marie NGUEMA ANGO, the collective involvement of the family and the school, through the respectively active roles of parents and teachers in the schooling of children necessarily impacts the latter’s school performance. But to achieve this noble objective, a real strategy of information exchange and communication between education actors is necessary.
In the last section, political discourse, discourse analysis and grammar, Nshindi-Germain MULAMBA re-examines the problem of the meaning of proper names through a study of ecological anthroponyms (zoonyms and dendronyms) in Ciluba, one of the four national languages of the Democratic Republic of Congo. For his part, Oumar DIA highlights the structuring of a semantic field through its constitution and description stages. In addition, he wonders, given the complexity of the notion, what procedures should be implemented to constitute and describe semantic fields? The research carried out by Sayouba OUEDRAOGO proposed to describe the characteristics of graffiti discourse in its morphosyntactic, lexical-semantic, phonetic and orthographic aspects. The study also highlights the lexical creation processes used by the authors of graffiti in post-primary and secondary schools in the city of Ouagadougou. The content analysis of the graffiti discourse revealed the existence of a variety of French deemed non-standard in the school environment in Burkina Faso. We close the section with the contribution of Réal MONDJO LOUNDOU. Indeed, this researcher proposes to show how the Francophone writer appropriates the French language to the point of bringing out hundreds of particularities of French, as it is spoken in several large cities and metropolises in Francophone Africa, such as Yaoundé in Cameroon. All this, through the use of a pidgin (Camfranglais) in Patrice Nganang’s work, seems to certify the presence of linguistic interference. The contribution also analyses the specificities of French as used by some African immigrants living in the West, for example in France.
LINGUISTIQUE AFRICAINE
01-Dieu-Donné ZAGRE
Compacité, discrétion et densité des prédicats du mooré
02-Gnamian Marius-Joël KAMENAN
Sur une terminologie de Microsoft 2010 en baoulé
03-Konan Fortuna Arnaud N’GORAN
La structure interne du DP en kɔ̀dɛ́ : une approche minimaliste
04-Kouassi Cyrille LOUA
ALPHABÉTISATION, MULTILINGUISME ET PLURILINGUISME
05-Adeline SIMO-SOUOP
Codes graphiques des parlers mixtes africains : enjeux descriptifs et socio-didactiques
06-Mokhtar BOUGHANEM & Hassiba BENALDI
07-Mujibat Omotokese OPEYEMI
Le développement langagier chez les enfants de milieux contrastés à Abidjan
09-Victor ESSONO ELLA
10-Adelaïde Keudem DONGMO
11-Alphonse–Donald NZE-WAGHE
L’intertextualité et l’interculturalité dans les œuvres littéraires gabonaises
12-Céline Omo KOFFI
13-Dennis COFFIE & Mawuloe Koffi KODAH
14-Didier Brou ANOH
Violence, identité instable et monde en crise dans deux romans d’Afrique noire francophone
15-Gohi Jonas TA BI
Construction d’une image glorieuse de l’Afrique dans Canicule de Souleymane Koly
16-Ibrahim OUHENNOU
17-Kodzo Kuma AHONDO
18-Mbaye DIOP
Radiographie de lutte anticoloniale dans le roman négro-africain
PÉDAGOGIE, COMMUNICATION, MILIEU ET SOCIÉTÉ
19-Abdoulaye Badaye SIRIMA, Gouroumana KAMBIRE & Augustin YAMEOGO
20-Kouadio Julien KOUASSI
21-Mahamadou Lamine OUÉDRAOGO
Les mèches naturelles, un artifice de beauté : femmes bicéphales ou siamoises ?
22-Messou Ghislain BAN & Agnin Sylvain AFFRO
23-Olivier Kadja EHILE
Déchéance d’une jeunesse sans repère dans le film Bronx-Barbes de Eliane de Latour
24-Papa Malamine Junior MANE
État des lieux du français dans les SMS des élèves et étudiants de Dakar et sa banlieue
25-Simon Seta RASOLOFOMASY
Les ohabola et la société masikoro à Madagascar
26-Yesonguiedjo YEO
DISCOURS POLITIQUE, ANALYSE DU DISCOURS ET GRAMMAIRE
27-Daouda DIOUF
28-Donald VESSAH NGOU
29-Kouassi KPANGUI
30-Marcelin-Achilles ALIMA
31-Moustapha CISSE
Des situations de diglossie et de pidgin dans le roman négro-africain francophone
32-Virginie OMPOUSSA & Olivia BINGANGA
33-Yao Sylvain NZUÉ & Jean-Jacques GAYET
Analyse de la Une des médias d’opinion à la veille des élections du 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire